Les ballons d’essai sous forme de rumeurs de déremboursement des cures thermales ont pour conséquences la déstabilisation de nombreuses économies locales; elles ne jettent cependant pas le doute de non efficacité de ces séjours parmi les nombreux curistes qui font faire de substantielles économies à la Sécurité Sociale.
Les médecins semblent être,dans leur majorité, ceux qui doutent de l’efficacité des cures thermales. C’est certainement parce que le thermalisme n’est pas enseigné dans leur cursus universitaire. D’autre part, les curistes, lors de leurs échanges, confirment l’arrêt quasiment immédiat de leurs visites chez leurs médecins et des traitements suivis depuis de longues années avant de faire des cures thermales.
Il serait bon que la MGEN songe en précurseur (comme sur d’autres fronts) à prendre en charge les cures thermales et à encourager cette forme de traitements curatifs et préventifs d’affections dégénératives qui coûtent cher en traitement allopathiques. Cette prise en charge pourrait, selon le protocole du thermalisme, se limiter à: 3 séjours consécutifs, 1 année sans séjour et un 4ème séjour. L’évaluation du traitement pour une affection pourrait permettre de renouveler ou d’interrompre à tout moment la série de séjours en cure thermale.





Anne
Bonjour,
“Les médecins semblent être,dans leur majorité, ceux qui doutent de l’efficacité des cures thermales” : nous sommes en désaccord, pour moi, c’est la raison qui explique pourquoi les cures thermales ne seraient pas remboursées…
Il faut bien une limite à ce qui est remboursé ou non : ne pensez-vous pas que les médecins en sont les meilleurs juges?? et sinon qui?
MEUNIER, Dominique
Bonjour,
Je lis “Il faut bien une limite à ce qui est remboursé ou non : ne pensez-vous pas que les médecins en sont les meilleurs juges?? et sinon qui”
“Qui est meilleur juge ?” La question vaut la peine d’être posée, en effet.
Cela me gêne quand je lis “LES médecins”
Si DES médecins – peut-être sont ils une majorité – doutent de l’efficacité de tout ce qui ne leur est pas enseigné quoi d’étonnant à cela… jusqu’au jour où confrontés dans leur propre chair à la douleur, à la maladie, à un traumatisme… ils font eux-mêmes l’expérience des traitements, des effets secondaires et/ou de l’inefficacité d’un médicament, de l’efficacité d’autres soins que ce soit l’acupuncture, l’ostéopathie, l’homéopathie, la posturologie, la méthode Feldenkrais, les cures thermales… Je n’en connais pas aussi septique qu’il fût, qui n’ait changé d’avis peu ou prou, après une telle expérience.
Alors, laisser les seuls médecins juges de ce qui doit être remboursé ou pas ? Non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Ne devons nous pas avoir notre mot à dire ?
Catherine Boyer-Slezak administratrice Mgen
Bonjour à tous,
Dans l’offre globale, la prestation, pour les cures thermales en complément de la Sécurité sociale, couvre le ticket modérateur pour les frais médicaux et le transport. De plus, la Mgen verse systématiquement une participation sur les frais d’hébergement (équivalent à 50% du forfait Sécurité sociale soit 75€) voici le lien vers le site Mgen http://www.mgen.fr/index.php?id=1383
Mais la question des experts et du qui décide du remboursement est une interrogation de fond.
Qui sera le bon expert (à mettre au pluriel)? Comment juger de sa qualité ?
Les médecins sont-ils experts dans ce domaine ?
Les fournisseurs, au sens large : la ville thermale et l’économie qui va avec, l’entreprise qui commercialise l’eau, ses dérivés et les services… ?
Les patients en tant qu’utilisateurs ?
Les payeurs : la Cpam, les complémentaires dont les mutuelles et les patients en tant que payeurs au final ?
Complexe de répondre, avez-vous des idées ?
Docteur HENRY R
Cures thermales.
-1-Intérêt médical:faible à nul.
-2-Intérêt”psychosomatique”: important.
-a-Seules vacances pour certains,
-b-Calme et détente ayant un effet important sur le bien être.
-3-Intérêt pour les communes: très important.
-a- Emplois dans hôtellerie- restauration,
-b-Tourisme
-c-Emplois dans établissement thermal,
-d-Retombées financières ( taxes prof…….etc )
-4-Intérêt pour l’Etat: important.
– Revenu de casino, TVA hôtelière…..
Au total: Maintien des cures thermales malgré le coût pour la Sécurité Sociale et le faible intérêt purement Médical.
Parici les soins
Deuxiéme cure thermale Challes les eaux
bilan de la première cure
meilleure récupération respiratoire
au printemps pas eu besoin de bécotide, pas de toux asthmatique qui m’empêche de dormir , ainsi que ma moitié, quasiment pas de réaction aux pollens.
Pour moi bilan très positif!! Quelle efficacité l’effet psychosomatique sans doute !!
Mailler Sylvie
Soignée pendant des années non stop pour des troubles intestinaux,j’ai fait la série de cures prescrites et je ne prends quasiment plus de médicaments ou de façon ponctuelle. Alors psychosomatique?? le médecin qui a répondu dira certainement oui puisque les intestins sont “le deuxième cerveau”!!!! Je dis non et j’insiste. Je trouve une peu facile la remarque sur “seules vacances pour certains”. En tout cas les médicaments que je n’achète plus ne coûtent plus à la Sécurité Sociale et “l’effet psychosomatique” ne remplit plus les poches de mon médecin!!!CQFD
Parlons chiffres
9 millions de journées de soins sont délivrées tous les ans par les établissements thermaux.
Ce qui, rapporté au budget de l’Assurance Maladie (ONDAM), représente seulement 0,15% !
Supprimer le remboursement des cures thermales aurait pour conséquence une augmentation de la consommation de médicaments : il faut toujours chercher à qui profite le crime…
Parlons chiffres (suite)
Je complète : le coût moyen du forfait de soins par curiste = 560 € (avant prise en charge de l’Assurance maladie et d’une éventuelle complémentaire santé).
Les dépenses liées au thermalisme ont augmenté de 8,6 % en 12 ans contre 52,9 % pour l’ensemble des dépenses de santé (69,4 % pour la consommation de médicaments et 40,2 % pour les hôpitaux).