21/04

La prévention c’est bien mais si on en donne les moyens

Bonjour,

Etant parent à la mgen, mon fils bénéficie de l’offre jeune pour se faire rembourser ses frais de contraception à hauteur de 60 euros par ans. C’est fort bien mais je ne crois pas que les préservatifs puissent être prescrits par les médecins, dans ces conditions à quoi ça sert pour lui ?

Il me semble pourtant que la prévention des grossesses non désirée doit être du fait des deux partenaires d’autant plus que le préservatif permet d’éviter les maladies sexuellement transmissibles alors que ce n’est pas le cas pour la pillule.

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4 commentaires

  1. DUPONT Isabelle

    Je rejoins votre thème PREVENTION. La sécurité sociale et les Mutuelles remboursent les soins et TRES PEU la prévention (sont remboursés notamment les vaccins et déjà vous voyez que tout le monde est content : moins de malades, moins de frais pour les soins). Savez-vous qu’un Médecin en France prescrit des séances de gymnastique pour des patients souffrant de cancer. Ces séances sont remboursées par la sécurité sociale. (entendu aux informations sur France 2 récemment)
    Prévention : pourquoi est-il possible encore actuellement d’installer à son domicile des ROBINETS A TOURNER. Je viens de changer de procédé : VIVE LES MITIGEURS (j’en ai choisi un haut et avec un bras long)!!! J’ai payé la facture. La plus satisfaite, c’est sûrement moi. Et vous aussi : ainsi, j’évite les médicaments, les soins de kiné et …tout le reste (intervention des épaules, du dos)qui coûte cher à tous les français.
    Au total, pourquoi continuer à mettre des pansements en oubliant de traiter à LA SOURCE !!!!
    Il serait intéressant d’apprendre aux français à : comment marcher (déroulé du pas), comment se baisser en enroulant puis déroulant son dos (techniques de “pilate”),autres bases de pilate TRES INTERESSANTES et UTILES pour la santé. On pourrait apprendre à respirer : si vous saviez les effets bénéfiques sur la santé physique et mentale ! Et on reste ACTEUR de sa santé. Oui, vive la prévention. A vous Mutuelles de prendre en compte que : ce qui est payé en amont ne le sera pas en aval. Un psychanalyste dira : quand on paie, cela peut être plus efficace. C’est peut-être vrai. Cela veut dire aussi que seuls les riches pourraient se permettre les bons soins !!!

  2. SICLIS Marina Elue MGEN

    Bonjour,

    Chargée de prévention à la MGEN, les sujets évoqués dans cette tribune m’interpellent.
    Catherine Diar s’interroge sur la participation de la mutuelle aux frais de prévention et cela mérite une précision : L’Offre Jeunes prévoit le remboursement des Préservatifs masculins et féminins, à hauteur de 40€ par an, sur présentation d’une facture nominative acquittée. La facture est établie obligatoirement par une officine de pharmacie. La prescription médicale n’est pas nécessaire. Parallèlement, un forfait Contraception (60€ par an) couvre principalement les pilules de nouvelle génération (sans remboursement Sécurité sociale, mais avec prescription).
    Outre certains frais remboursés par la MGEN (dans une certaine limite), notre mutuelle agit à de nombreux niveaux et auprès de différents publics (des élèves comme des adhérents) pour les sensibiliser à des attitudes (et habitudes) favorisant le bien-être et réduisant les risques. Je vous invite à vous rendre sur le site de la MGEN (rubrique prévention http://www.mgen.fr/index.php?id=prevsante ) pour consulter des modules et sites d’informations pour tous. La MGEN propose également d’accompagner les éducateurs, infirmières scolaires… dans leurs projets avec les élèves grâce à l’ADOSEN-Prévention santé MGEN dont vous trouverez toutes les actions sur le site : http://www.adosen-sante.com/ .Enfin, au niveau de chaque section départementale, un-e- référent-e prévention met en place des actions adaptées à la demande et au contexte local.
    Les questions soulevées par Isabelle Dupont mettent en valeur la complexité des démarches préventives. En effet, il n’est pas facile de savoir où doit commencer la prévention : il y a tant de facteurs pouvant influer sur la santé, et d’abord l’alimentation, dans lesquels on pourrait inclure presque tous nos actes quotidiens. Aussi, la prévention (et en amont, l’éducation et la promotion de la santé) relèvent d’une alchimie entre l’individu, le professionnel de santé et la mutuelle, afin que ce premier prenne conscience des gestes et habitudes à suivre pour éviter les risques et le recours au curatif.
    Mais comment dépenser encore plus pour éviter que la maladie n’arrive alors que nous avons tant de mal à la prendre en charge quand elle est là ? Pour dire les choses autrement : tout le monde s’accorde à vouloir prévenir les maladies de demain mais cela implique des dépenses qui s’ajoutent forcément à la prise en charge des maladies d’aujourd’hui. Ou bien faut-il moins rembourser les malades pour financer des actions de prévention destinées à des bien-portants pour qu’ils restent en bonne santé ?

    Donnez-nous vos avis sur la question afin que le débat continue…

  3. Antoine D

    Madame Siclis,
    A mon sens il s’agit clairement d’une question de vision sur le court ou le long terme.
    La prévention est ce qui donnera le plus de résultat à terme en coûtant moins à la Mutuelle. Alors effectivement on pourrait dire que c’est une position bien peu charitable pour ceux qui souffrent actuellement mais pour une fois ne pourrait-on pas penser au futur et faire des sacrifice aujourd’hui !!
    Réduire les dépenses de soin aujourd’hui, même de manière limitée, pour que demain plus de personnes puissent éviter de souffrir, cela me semble être une responsabilité à prendre même si c’est dur !

  4. SICLIS Marina Elue MGEN

    Antoine D,

    En effet, et le titre de la tribune le dit bien, la question de la place de la prévention relève d’un investissement à long terme, donc de choix politiques. On dit souvent que «faire des choix, c’est renoncer».
    Est-ce à dire qu’il conviendrait de renoncer à financer autant certains produits curatifs (revoir les règles de mises sur le marché et réduire la prise en charge de certains médicaments dont l’intérêt est faible par rapport aux risques qu’ils génèrent) ?
    Renoncer à baisser les budgets alloués aux organismes, associations…de prévention ?
    Renoncer aux « coupes sombres » opérées dans l’éducation nationale qui ont fait fondre les moyens dédiés à la prévention auprès des enfants, familles, enseignants (nombre insuffisant d’enseignants spécialisés ou d’infirmier-e-s scolaires, dont les missions sur le terrain sont essentielles) ?

    Votre réflexion concernant le « sacrifice » des malades d’aujourd’hui pour préserver la santé des biens portants pour l’avenir est un peu radicale. A mon avis, en rééquilibrant les moyens alloués à la prévention, la promotion et l’éducation à la santé, on pourrait concilier préventif et curatif.

    Ce sont donc bien de choix politiques dont nous parlons, en espérant que les citoyens se saisissent de ce sujet qui nous concerne toutes et tous, aujourd’hui comme demain.

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