LA SANTE
Le début des échanges a beaucoup tourné autour de la question de la responsabilité : responsabilité des patients, responsabilité des soignants. Dès lors se pose la question de la culpabilité, avec donc des coupables et des victimes. Vision manichéenne du système de soin.
Evocation de la « pression sociale du bien-être », de l’obligation de la performance dans tous les domaines ce qui influe sur l’état de santé.
A été abordé ensuite le système de soin espagnol pour lequel il n’y a aucun reste à charge (la rémunération des médecins se faisant par capitation). Il convient toutefois de mentionner que parallèlement à ce système de soin public et gratuit existe un système privé (plus rapidement accessible) et pour lequel la sécurité sociale espagnole ne prend rien en charge : question de la santé à deux vitesses. (ajout de ma part)
Evocation de la déshumanisation de la relation médecin/ patient ; ce à quoi une étudiante en médecine rétorque que dans la formation des médecins une large part est consacrée à la prise en compte du patient « sans jugement ».
Accent mis sur la nécessité de renforcer la prévention.
Rôle de la médecine du travail : inexistante dans l’éducation, sous la coupe de l’employeur dans le privé. Quelle place à (re)définir pour la médecine du travail ?
Prise en charge des ALD qui représentent un coût et un effort collectif de prise en charge. Malgré cela des restes à charges lourds.
Un long moment du débat a été consacré aux dépassements d’honoraires. Justifiés pour certains, injustifiés pour d’autres. A prendre plus en charge par les mutuelles, à limiter par la sécurité sociale.
Maintien d’une qualité des soins dans un contexte de non remplacement des fonctionnaires qui partent à la retraite ?
LA PLACE DES MUTUELLES ET DE LA MGEN
Idée de progressivité des cotisations : le % du salaire qui correspond à la cotisation augmente avec le salaire.
Prise en charge du handicap pour éviter l’exclusion sociale.
La médecine actuelle est basée sur le médicament. Action des mutuelles envers une alimentation plus saine.
Prise en charge des médecines « alternatives ».
Idée de faire vivre et développer l’esprit mutualiste ainsi que les structures.
Centres de traitement, centres d’appels : la logique est comprise ; les mutualistes pâtissent des difficultés de montée en charge.
Problème de la prise en charge de la dépendance : enjeu majeur dans les années à venir. Rôle de la mgen ?