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La crise est là, les bourses dévissent, il faut freiner les déficits de l’état pour sauver…quoi? Pas notre protection sociale en tout cas. Quand nos gouvernants choisissent de taxer à 7% les mutuelles alors que les taxes sur les parcs d’ attraction resteront à 5,5% (bravo Dysney bien négociée l’implantation en Seine et Marne) comment croire encore à leur capacité à nous protéger.

Oui je crains comme le dit la MGEN à un démantèlement organisé. Alors je crois qu’au lieu de questionner la mutuelle sur les fondements juridiques d’ un conventionnement, on devrait laisser les juristes débattre et se battre pour obtenir des avancées. Toutes les avancées ont commencé par des débats de juriste: droit à l’avortement, droit à mourrir dans la dignité… Pourvu que le prochain combat ne soit pas tout simplement le droit de se soigner.

Je vois peut -être les choses en noir mais je pense sincèrement qu’il n’y a plus de temps à perdre. Il ne faudra pas oublier de questionner nos politiques sur leur projet concret pour cette protection sociale.

Plus nous serons nombreux à les interpeler plus nous aurons une petite chance d’être entendu.

Merci de me permettre de le dire, j’espère que d’ autres bougeront.

Communiqué de presse :

La nouvelle taxation des mutuelles annoncée par le gouvernement le 24 août 2011 est une décision politique et idéologique. L’inclure dans le plan de rigueur est un leurre. Année après année, le gouvernement démantèle la solidarité nationale, rend plus difficile l’accès aux soins des Français et favorise la médecine à deux vitesses. La fracture est profonde. Il faut, pour 2012, retrouver le chemin du progrès social.

Thierry Beaudet, président du groupe Istya

« Ne nous trompons pas : décréter l’état d’urgence et invoquer l’intérêt général pour augmenter la taxation des complémentaires santé ne saurait masquer une entreprise méthodique de démantèlement des politiques d’accès aux soins ».

Le gouvernement renonce à l’objectif de protéger la santé de tous les Français. Une protection universelle nécessite une Assurance-maladie obligatoire forte et solidaire. Or, chaque année, les Français subissent de nouveaux déremboursements. Pour la médecine de ville (hors ALD), l’Assurance-maladie ne rembourse plus qu’un euro sur deux en moyenne. Par son désengagement, le gouvernement rend impératif pour les Français de souscrire à une complémentaire santé.

Mais en parallèle, il reporte régulièrement de nouvelles charges sur les mutuelles, qui ont pour effet d’accroître le coût des cotisations. En 2009, il décide de leur faire porter intégralement le coût de la CMU (à travers une taxe de 5,9%). En 2010, il taxe les contrats responsables à hauteur de 3,5%. En 2011, cette taxe est doublée, à 7%.

Taxer une mutuelle, à but non-lucratif, ce n’est pas taxer une entreprise, c’est taxer les ménages. Dorénavant, lorsqu’un mutualiste cotise 100 € pour sa santé, 88,28 € sont destinés à sa santé et 11,72 € au paiement des taxes.

Cette nouvelle décision, immédiate et sans appel, est donc socialement injuste.

Elle doit être comparée au traitement plus favorable réservé aux très hauts revenus (seulement soumis à une « contribution exceptionnelle » temporaire dont le montant total attendu est 6 fois plus faible) et à certains intérêts particuliers (le coup de rabot sur les niches fiscales attendra après la présidentielle de 2012).

Les conséquences de cette politique hasardeuse sur l’accès aux soins des Français et la santé publique sont connues : 15% de la population a déjà reporté ou renoncé à des soins faute d’argent. Les mesures gouvernementales vont encore accélérer le développement d’une médecine à deux vitesses.

Pourtant, les économistes confirment combien la santé publique est un investissement d’avenir, facteur de progrès social et économique. Le gouvernement doit l’entendre : les conséquences de cette politique sont bien plus lourdes que les économies budgétaires générées.

Le groupe Istya, mouvement social qui protège 10% de la population française, met toute son énergie militante, aux côtés de la Mutualité Française pour que la santé soit au coeur des débats de 2012 et que l’Etat reprenne la voie du progrès social.

A propos du groupe Istya

Constitué le 6 mai 2011, le groupe Istya est une union mutualiste de groupe (UMG) rassemblant le groupe MGEN, le groupe MNH, la Mutuelle Nationale Territoriale (MNT), la Mutuelle Générale Environnement et Territoires (MGET) et la Mutuelle des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE). Premier groupe mutualiste français de protection sociale complémentaire en santé, prévoyance, dépendance et retraite, le groupe Istya protège 6 millions de personnes, avec un chiffre d’affaires consolidé supérieur à 3,5 milliards d’euros.

Contact Presse : Benoît Coquille – bcoquille@mgen.fr – 01 40 47 23 92

Bonjour à tous,

Quatre tribunes ont été postées depuis mon dernier billet, voici donc un petit résumé des épisodes précédents :

Je vous rappelle que l’auteur de la centième tribune se verra offrir une récompense alors n’hésitez pas à proposer les vôtres (tout en restant dans les consignes de la Charte de modération :-)  ).

Et puis n’oubliez pas que les tribunes ne sont pas tout : n’hésitez pas à commenter les tribunes qui vous intéressent pour faire vivre le débat.

A très vite pour la centième !

Bonjour,

Je n’ai jamais choisi de rejoindre la MGEN car la mutuelle à laquelle j’étais affilié comme étudiant me donnait toute satisfaction pour un tarif moins important que la MGEN et des remboursements meilleurs. Cependant, je reste coincé par le régime de base qui me gène souvent car la MGEN REFUSE obstinément de mettre en place les échanges informatisés avec les autres complémentaires. En me compliquant la vie, elle ne peut s’attirer mes bonnes graces : je ne me sens pas solidaire de ses ennuis financiers, de la désaffection des jeunes recrues que j’incite à réfléchir avant de signer pour la couverture complémentaire. D’un autre côté, je reconnais que probablement, c’est la mutuelle qui reverse le plus des cotisations qu’elle reçoit mais pourquoi :

  • culpabiliser les nouvelles recrues qui ne la rejoignent pas?
  • ne pas séparer la prévoyance de la complémentaire santé? comme MGEN Filia…
  • tant de critiques négatives sur Internet?

Je sais que je paierai très cher (si je suis toujours vivant) à ma retraite une complémentaire santé alors qu’à la MGEN, c’est assez bon marché pour les retraités. Cela pourrait être plus explicite au niveau des jeunes en leur expliquant que la solidarité intergénérationnelle existe à la MGEN et qu’ils sont libres de faire des choix mais les éclairer c’est une partie du travail enseignant. Non?

A l’heure où l’on parle de prévention, de maintien du capital santé, du déremboursement des médicaments, de la hausse des côtisations mutuelles … et j’en passe, je me demande pourquoi l’effort des mutuelles ne se concentre pas davantage sur les médecines dites “douces” (la MGEN a fait un 1° pas avec l’ostéopathie), sur les approches “humanistes” où la personne n’est pas considérée sous l’angle de sa maladie mais de ses potentiels, ses spécificités.

La sophrologie, que je pratique pour moi-même et que j’enseigne apporte à la personne des outils et techniques pouvant l’aider au quotidien à garder ou retrouver une bonne hygiène de vie en matière de gestion du stress, d’équilibre dans le sommeil ; à augmenter son estime de soi en s’appuyant sur ses valeurs existentielles. La sophrologie, comme un art de vivre et de penser, offre à celui qui la pratique une connaissance de soi plus profonde, un accompagnement à vivre en harmonie avec son corps, à l’écoute de ses besoins et de ses limites.

Ainsi, on évite ou on diminue les risques de maladie. C’est un formidable enjeu pour les mutuelles que d’accompagner leurs adhérents tout au long de leur vie. Pourquoi ne pas considérer l’être humain avant que la maladie ne se déclare ? Pourquoi ne pas le soutenir par une politique de remboursement partiel ou total de séances de sophrologie ?

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Ma Santé et Moi est une initiative du groupe logo MGEN