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La santé serait-elle devenue un luxe ?

Des constats alarmants interpellent qui ne doivent pas nous laisser indifférents. Sachez qu’en France, on renonce aux soins, oui, aux soins ou on les reporte : soins dentaires et lunettes mais aussi soins courants.29 % de nos concitoyens y sont confrontés, c’était 11% en 2009.Seule la Pologne en Europe fait « mieux » avec 36 %.Chez nous, un patient sur deux repousse certains soins pour des raisons économiques et un quart en discute le prix.Il n’y a pas de quoi pavoiser !  Toutes les catégories sont concernées, seniors, actifs, les plus démunis bien sûr, les plus fragilisés aussi et les jeunes. Si le renoncement aux soins s’explique essentiellement pour des raisons financières, d’autres facteurs de renoncement liés à l’histoire de vie, en particulier la situation sociale, passée, présente ainsi que les perspectives d’avenir comptent. Des études le démontrent. Les prix pratiqués par les professionnels de santé  jouent aussi sur l’accessibilité aux soins. Et si on évoquait les dépassements d’honoraires ?L’âge et le sexe sont également corrélés avec le renoncement aux soins.Les femmes déclarent plus souvent renoncer à des soins pour des raisons financières que les hommes.Le lien entre âge et taux de renoncement suit une courbe en cloche : le renoncement augmente continument de 18 à 40 ans, se stabilise entre 40 et 50 ans et suit une pente descendante quel que soit le type de soins. Pauvre France !  Des dimensions de précarité  et elles sont nombreuses influencent le renoncement. Les expériences de difficultés au cours de la vie : difficultés financières, périodes d’inactivité, d’isolement, d’absence de logement fixe. En ce moment, ça ne manque pas…Avec la crise actuelle, où allons-nous ?Le temps partiel subi, le chômage, la crainte de perdre son emploi, de se retrouver sans soutien dans l’année qui vient, autant de circonstances qui jouent.Il y a donc des facteurs socio-économiques de long terme, c’est-à-dire s’inscrivant tout au long de la vie des individus, qui jouent dans l’accès financier
En ces temps actuels, comment voulez-vous être optimiste ? Mais si ça changeait ?
Marc Devouge, élu Mgen.

Tout au long du printemps dernier la MGEN a proposé à ses adhérents et à la société toute entière de venir s’exprimer sur la santé. Vous avez été plus de 5.000 à échanger sur ce thème dans 48 départements, plus de 12.000 à donner votre point de vue dans ce débat. Et sur ce site,  les échanges se sont nourris de 100 tribunes, de 266 commentaires et ont été consultés par 20 056 personnes.

Nous retenons plusieurs enseignements de tout ce partage d’idées :

  • la MGEN est un acteur de santé qui doit prendre en compte les nouveaux enjeux environnementaux et sociaux qui touchent l’individu ;
  • vous comptez sur votre mutuelle pour contribuer, avec vous, à la défense et au renforcement d’un projet de société et d’une protection sociale plus juste et plus solidaire ;
  • vous êtes en attente d’être réellement pris en compte : défendus dans vos intérêts, accueillis et écoutés, de bénéficier de possibilités d’engagements dans la vie démocratique.

Parmi les 156 propositions qui ont été élaborées à la fin de l’opération avec des participants aux débats et des responsables mutualistes engagés dans la démarche, 7 axes de concrétisation ont été retenus et présentés à l’Assemblée générale. Les délégués, représentants des mutualistes, réunis à Besançon pour cette Assemblée générale ont ainsi validé les engagements suivants :

  • La MGEN s’engage à poursuivre le dialogue avec ses adhérents dans une dynamique d’ouverture large sur la société en donnant les moyens aux membres du réseau qui a été créé de continuer à échanger entre eux et avec nous.
  • La MGEN approfondira sa réflexion sur les nouvelles approches de la médecine, notamment en s’attachant à l’évaluation scientifique des médecines dites “alternatives” en lien avec ses partenaires experts sur le sujet.
  • La MGEN renforcera et développera des dispositifs d’accompagnement d’une démarche personnelle de prévention et de prise en charge de sa santé.
  • En période pré-électorale et de possible remise en cause de la Sécurité sociale, la MGEN s’est organisée pour élaborer des propositions. Elle s’engage à les faire connaître et partager par ses adhérents et au-delà par toutes les personnes intéressées par le sujet, notamment dans le cadre de la Mutualité française et avec les organisations qui partagent ses positions.
  • Face à un système de santé de plus en plus complexe, la MGEN organisera un dispositif d’accueil pour les nouveaux adhérents, afin qu’ils puissent mieux s’orienter dans le système de soins, et mieux connaître l’offre de proximité et les solutions mutualistes à leur disposition (conventionnement, centres mutualistes, …)
  • Pour permettre aux nouveaux adhérents de prendre leur place au sein du groupe mutualiste, la MGEN s’engage à mettre en place un dispositif incitatif qui les informe du fonctionnement de leur mutuelle et des possibilités de participation qui leur sont offertes.
  • La jeunesse est l’avenir de notre mutuelle. La MGEN recherchera les modalités d’une plus grande implication des jeunes.

Nous sommes déjà mobilisés sur certains de ces sujets pour concrétiser avec vous cette mise en mouvement souhaitée par les délégués à l’Assemblée Générale.

L’actualité du projet de loi de finances et notamment les annonces concernant la loi de finance de la Sécurité Sociale et les mesures de rigueur budgétaires annoncées vont dégrader encore l’accès aux soins des Français et favoriser une médecine à deux vitesses  (Voir le communiqué de presse du groupe Istya). Nous dénonçons cette dégradation sociale tout en nous employant à construire des propositions pour l’avenir. Ce site les relaiera comme nous l’avons prévu.  Vos avis sur le sujet sont toujours autant d’actualité !

D’autres plates-formes de débats vous seront proposées tout au long de l’année qui s’ouvre.

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Voir aussi :

Ma fille ainée doit suivre des soins d’Orthodontie et nous voulions commencer les soins en 2010. Nous penchant sur un sujet qui nous était inconnu jusque là, nous avons alors découvert que la MGEN faisait un remboursement à deux vitesses: le Conventionné et le non conventionné.

En bon élève nous avons donc essayé de trouver un orthodontiste « conventionnée » prés de chez nous, en  questionnant la MGEN, qui finalement, était  incapable de nous donner une liste.

Pour ce faire, et suivant leurs conseils, il faut donc prendre rendez vous avec chaque praticien, et lui demander si il a accepté le conventionnement MGEN. Voila un gain de temps pour nous…

Au bout de trois rendez vous et trois devis payant, nous avons analysé ces derniers et constaté que nous avions un devis de « non conventionné très chère, un devis conventionné d’un prix moins onéreux, mais d’un orthodontiste qui ne voulait plus entendre parler de la MGEN pour cause d’incapacité a gérer les dossiers, et un troisième non conventionné, prés de chez nous, et moins couteux que celui qui est finalement quasiment imposé par la Mgen.

Fort de ces trois documents, je décide donc de les soumettre à la MGEN, avec une lettre d’accompagnement justifiant ma logique de choisir le moins cher et proche de chez moi : économies pour les adhérents et économies d’énergie !

Donc, voici mon mail parti après un contact téléphonique avec une charmante conseillère, qui me soutient que j’aurai ma réponse dans la semaine. Deux semaine plus tard, ne voyant rien venir, je rappel et une autre personne me déclare qu’il y a du retard et qu’ils sont rendu à traiter les demandes dont fait parti la mienne. Deux semaine de plus et toujours pas de réponse. Rebelote, coup de téléphone et même discours…..

Des lors je relance par mail, courrier expliquant mon mécontentement quant au mode de remboursements à deux vitesses suivant le choix du praticien… etc. Tout ceci me donnant comme réponse mail que ma demande va bientôt être traité. Je menace un conseiller de quitter la MGEN, pas de réaction.

Nous arrivons donc au mois de mars 2011 et pensant que la MGEN va sortir de son hibernation avec le printemps, nous décidons donc de commencer les soins de notre fille, dussions nous faire les frais de la surdité de notre mutuelle préférée. Dans un même temps, convaincu de subir une injustice, je me documente et m’aperçois que je ne suis pas seul, et que la mgen a déjà subi un procès ou le plaignant a eu gains de cause, car il est illégale de pratiquer montant de remboursement en fonction du choix du praticien. La semaine dernière,  je repris donc ma plume en citant cette jurisprudence. Et là,  Ma mutuelle se décide à me répondre…Qu’ils n’ont pas de trace de ma demande initiale et que je dois leur renvoyer les devis !A ce jour, je ne sais donc toujours pas combien sera le montant des remboursements MGEN, ni quand je percevrais les remboursements.

Il me parait bon de rappeler que pour une efficacité telle, les cotisations ont fortement augmenté et que je paie maintenant 270 euros supplémentaires par ans pour mes enfants.

Pour finir, dans les cas d’un remboursement identique pour tous les orthodontistes, Sans être infantilisé et en tant qu’adulte responsable, j’ai deux choix :

  • J’aime payer dépenser mon argent,  je prends le devis le plus élevé et je suis pris en charge au taux maximum : coup pour la Mgen 448 euros par semestres
  • Je suis économe, je prends le devis le moins disant et je suis pris en charge au taux maximum : coup pour la Mgen 448 euros par semestres.

Et voila, le coût est le même, et je suis un grand garçon capable de prendre ses décisions lui-même…

J’espère maintenant que j’aurai une réponse positive, qui va dans le sens de ma demande, car je commence à douter de ma mutuelle.

Bonjour,

Les questions liées à la déshumanisation des soins reviennent souvent dans les constats et les inquiétudes des français.

Derrière cette réalité (que nous sommes nombreux à avoir malheureusement vécu .) se pose celle du respect et de la confiance qui doit exister entre patients et soignants. On connait l’importance  du psychisme dans l’amélioration des conditions physiques et, comme il existe entre le pédagogue et l’apprenant  un effet « pygmalion », je suis convaincue que l’attitude du soignant (bienveillance, écoute, contacts rassurants.)  a des conséquences sur le bien-être d’un individu.

Nous avons ainsi l’impression que notre santé ne nous appartient plus lorsque notre corps est « saucissonné » par spécialités, notre parole peu prise en compte.

On peut alors se demander ce qui nous amène à ressentir ce manque de reconnaissance de l’être tout entier dans la prise en charge d’une pathologie et s’interroger sur les causes profondes de ce sentiment : effet des restructurations des établissements de soins, notamment des hôpitaux, qui priveraient des personnels toujours plus stressés de leur disponibilité à l’écoute et au relationnel ? Poids excessif des spécialités par rapport à la médecine interne (qui prend soin du malade vu comme un tout) ? Déshumanisation de structures de plus en plus grosses par le jeu des regroupements, mais aussi plus éloignées des patients ?

Faut-il au contraire privilégier la proximité en développant des maisons de santé pluridisciplinaire à taille humaine ? Est-ce une alternative viable en termes de qualité de soins, comme de coûts ?

Dans quelle mesure faut-il se préoccuper de maîtriser ou réduire les coûts des structures de soins ? Comment concilier prise en compte de l’aspect humain et prise en compte des contraintes financières ? Au contraire, la contrainte financière peut-elle s’effacer dans un domaine si important que la santé ?

Autant de questions qui doivent être discutées pour que l’évolution du système du santé ait la place qu’elle mérite dans le débat démocratique.

Grande inquiétude quant à l’avenir de notre système de santé,  très fortement ressentie par les précaires et les “populations fragilisées” , mais aussi toutes catégories sociales confondues;  id. chez tous les professionnels de santé ( déshumanisation ,  désertification, déremboursement  etc..).  Les assurés   manifestent cependant  un grand attachement à ces professionnels et  espèrent que  les mutuelles  seront seront davantage en capacité à dialoguer avec eux, pour une optimisation des soins.
Deux populations se sentent particulièrement exclues : les jeunes et les personnes âgées (problèmes d’égalité d’accès aux soins).
L’Assurance maladie paye le soin et non la prévention : demande d’implication accrue des mutuelles ou comment retarder l’entrée dans la maladie ?
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Ma Santé et Moi est une initiative du groupe logo MGEN