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Si les mutualistes que nous sommes ne nous en mêlons pas pour dire notre bon droit  et défendre  nos intérêts, l’habitude de se faire spolier et la lassitude auront raison de nos attentes. Trop de frilosités, de précautions, d’hésitations et d’accommodements nous ont plongé trop longtemps dans un maquis de petits calculs et de grands renoncements.

L’avenir des conventionnements entre la MGEN ou la FNMF  avec les établissements hospitaliers en est un exemple préoccupant.

Oui, nos valeurs sont justes, oui, elles sont actuelles.Le meilleur moyen de les défendre, c’est d’être en capacité  les appliquer !

Il est urgent de se démarquer  ostensiblement et radicalement des flux moutonniers et suivistes qui nous desservent.Le mouvement mutualiste doit être le chien de garde de la protection sociale et de la complémentaire santé .Il est temps de montrer les dents !

Réflexions et interrogations:

La MGEN a les moyens de satisfaire et de respecter les règles de solvabilité 2 imposées par la commission européenne.

Tour de force ou astuce comptable ?

Ce fond de réserve, correspondant à la marge de solvabilité édictée par les directives destinées aux compagnies d’assurance par la commission européenne  auxquelles sont soumises également par extension les mutuelles , ne pourrait-il pas être placé, investi dans le capital des établissements hospitaliers afin que les mutuelles de la FNMF dans leur ensemble, ou celles affiliées dans l’UMG  puissent détenir suffisamment de participation dans leur capital pour bénéficier d’une minorité de blocage qui permettrait à nos représentants dans leurs conseils d’administration de négocier en position de force  les conditions de conventionnements tant redoutées et attendues par les mutualistes.

A aucun moment, dans la lecture des textes régissant les fonds destinés à la marge de solvabilité,il n’est précisé ce  qu’il était possible de faire avec ou comment investir ces fonds en attendant un éventuel besoin d’utilisation.

Je doute que les compagnies d’assurances privées laissent dormir le magot. Je m’étonne que personne n’y ait encore jamais réfléchi.

Peut-être conviendrait-il, si aucun texte ne l’interdit vraiment, de demander à EGAMO, le Gie financier ainsi qu’aux juristes de la MGEN, d’y réfléchir !

Cette démarche est elle conforme à nos valeurs ?

Je pense qu’il n’y a pas de scrupule à avoir ni de questions existentielles à se poser aussi longtemps que nous œuvrons pour le bien collectif, contraints que nous sommes à s’accommoder des règles imposées du libéralisme.

Je suis étudiant et je suis encore sous la mutuelle de mes parents, ayant eu des ennuis de santé récemment j’ai du me pencher sur le fonctionnement des remboursement et quelle ne fut pas ma frayeur ! Entre la Mutuelle, la Sécurité sociale, les papiers qu’il faut renvoyer à l’une, à l’autre, à l’une puis à l’autre… Le système de remboursement actuel est à ce point compliqué qu’il me faurait une presciption permanente d’ibuprophène, rien que pour juguler les migraines que me causent ces moments où je tente de comprendre le fonctionnement de mes remboursements !!!

Je me doute bien que la Mutuelle ne peut pas grand chose de ce point de vu mais il y a une nécessité à simplifier ce système. A moins que ce ne soit une façon de décourager les gens de faire l’ensemble des démarches pour se faire rembourser…

Bonjour,

Les questions liées à la déshumanisation des soins reviennent souvent dans les constats et les inquiétudes des français.

Derrière cette réalité (que nous sommes nombreux à avoir malheureusement vécu .) se pose celle du respect et de la confiance qui doit exister entre patients et soignants. On connait l’importance  du psychisme dans l’amélioration des conditions physiques et, comme il existe entre le pédagogue et l’apprenant  un effet « pygmalion », je suis convaincue que l’attitude du soignant (bienveillance, écoute, contacts rassurants.)  a des conséquences sur le bien-être d’un individu.

Nous avons ainsi l’impression que notre santé ne nous appartient plus lorsque notre corps est « saucissonné » par spécialités, notre parole peu prise en compte.

On peut alors se demander ce qui nous amène à ressentir ce manque de reconnaissance de l’être tout entier dans la prise en charge d’une pathologie et s’interroger sur les causes profondes de ce sentiment : effet des restructurations des établissements de soins, notamment des hôpitaux, qui priveraient des personnels toujours plus stressés de leur disponibilité à l’écoute et au relationnel ? Poids excessif des spécialités par rapport à la médecine interne (qui prend soin du malade vu comme un tout) ? Déshumanisation de structures de plus en plus grosses par le jeu des regroupements, mais aussi plus éloignées des patients ?

Faut-il au contraire privilégier la proximité en développant des maisons de santé pluridisciplinaire à taille humaine ? Est-ce une alternative viable en termes de qualité de soins, comme de coûts ?

Dans quelle mesure faut-il se préoccuper de maîtriser ou réduire les coûts des structures de soins ? Comment concilier prise en compte de l’aspect humain et prise en compte des contraintes financières ? Au contraire, la contrainte financière peut-elle s’effacer dans un domaine si important que la santé ?

Autant de questions qui doivent être discutées pour que l’évolution du système du santé ait la place qu’elle mérite dans le débat démocratique.

[Thomas : Vu que ce commentaire, initialement posté ici, suscite des réactions, je le transforme en tribune pour que vous pussiez en discuter]

  • Création d’une contribution volontaire pour compenser les dépassements d’honoraires; genre mutuelle sur-complémentaire. Le privé le fait cela doit être rentable, la MGEN à la structure.
  • Une étude sur la fiabilité des soins aux CHU. Exemple dans certains services, il y a des problème de “ratage” opératoires à répétitions, qui coutent beaucoup plus chère à la sécu et à la MGEN, sans compter les dommages et divers préjudices souvent irréparables causés aux patients. Ces derniers sont obligés d’avoir recourt à un vrai spécialiste dans le privé (afin d’essayer de réparer les dégâts) .

Dans sa réponse à un adhérent qui s’interrogeait sur les suites de la consultation lancée en 2010, Anne-Marie Harster, Déléguée Nationale MGEN, évoquait l’impact des évolutions de l’Assurance maladie sur les cotisations de la Mutuelle.

Vous pouvez télécharger sur le lien ci-après  la note de la MGEN sur le financement de l’Assurance maladie :

Cahier spécial cotisations

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Ma Santé et Moi est une initiative du groupe logo MGEN