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Lancée en mai 2009, l’étude NutriNet-Santé réunit près de 206 000 volontaires pour analyser de manière précise leur comportement alimentaire. L’objectif de cette étude est d’observer l’incidence de l’alimentation sur la santé et de suivre son évolution dans le temps. Le 24 novembre dernier, après deux ans et demi d’étude, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) révélait quelques résultats sur l’adéquation des consommations alimentaires avec ses recommandations nutritionnelles.

L’adéquation aux recommandations du PNNS a été évaluée sur 150 000 enquêtes alimentaires. Il en ressort que :

  • celle-ci est moins bonne chez les hommes, les jeunes, les ouvriers, les populations à bas revenus et les chômeurs ;
  • au contraire, elle est meilleure chez les femmes, les cadres supérieurs et les hauts revenus.

Ainsi, seulement 16% des 18-25 ans suivent correctement les recommandations nutritionnelles nationales contre 52% des plus de 65 ans.

Les gens qui connaissent les repères nutritionnels du PNNS ont tendance à avoir une meilleure adéquation avec ces derniers. Les recommandations les plus suivies sont celles sur l’alcool (88%), les matières grasses ajoutées (84%) et l’activité physique (77%).

Les personnes qui suivent les recommandations ont un meilleur équilibre nutritionnel ainsi qu’un meilleur apport en vitamines et minéraux. Par opposition, cette adéquation est plus faible chez les personnes ayant un Indice de Masse Corporel (IMC) élevé. Ainsi chez les sujets de poids normal, 34% présentent une forte adéquation et 31% présentent une faible adéquation aux recommandations.

L’étude continue

L’objectif du programme est d’arriver à plus de 500 000 internautes pour répondre à des questionnaires sur leur alimentation et ainsi collecter les données nécessaires à l’étude. C’est pourquoi les chercheurs lancent un nouvel appel à la bonne volonté des citoyens pour participer à l’étude. Si cela vous intéresse, c’est sur www.etude-nutrinet-santé.fr

Pour en savoir plus

Je suis étudiant et je suis encore sous la mutuelle de mes parents, ayant eu des ennuis de santé récemment j’ai du me pencher sur le fonctionnement des remboursement et quelle ne fut pas ma frayeur ! Entre la Mutuelle, la Sécurité sociale, les papiers qu’il faut renvoyer à l’une, à l’autre, à l’une puis à l’autre… Le système de remboursement actuel est à ce point compliqué qu’il me faurait une presciption permanente d’ibuprophène, rien que pour juguler les migraines que me causent ces moments où je tente de comprendre le fonctionnement de mes remboursements !!!

Je me doute bien que la Mutuelle ne peut pas grand chose de ce point de vu mais il y a une nécessité à simplifier ce système. A moins que ce ne soit une façon de décourager les gens de faire l’ensemble des démarches pour se faire rembourser…

Bonjour,

Je n’ai jamais choisi de rejoindre la MGEN car la mutuelle à laquelle j’étais affilié comme étudiant me donnait toute satisfaction pour un tarif moins important que la MGEN et des remboursements meilleurs. Cependant, je reste coincé par le régime de base qui me gène souvent car la MGEN REFUSE obstinément de mettre en place les échanges informatisés avec les autres complémentaires. En me compliquant la vie, elle ne peut s’attirer mes bonnes graces : je ne me sens pas solidaire de ses ennuis financiers, de la désaffection des jeunes recrues que j’incite à réfléchir avant de signer pour la couverture complémentaire. D’un autre côté, je reconnais que probablement, c’est la mutuelle qui reverse le plus des cotisations qu’elle reçoit mais pourquoi :

  • culpabiliser les nouvelles recrues qui ne la rejoignent pas?
  • ne pas séparer la prévoyance de la complémentaire santé? comme MGEN Filia…
  • tant de critiques négatives sur Internet?

Je sais que je paierai très cher (si je suis toujours vivant) à ma retraite une complémentaire santé alors qu’à la MGEN, c’est assez bon marché pour les retraités. Cela pourrait être plus explicite au niveau des jeunes en leur expliquant que la solidarité intergénérationnelle existe à la MGEN et qu’ils sont libres de faire des choix mais les éclairer c’est une partie du travail enseignant. Non?

La soirée d’échanges avec les participants au débat de Nevers a été particulièrement intéressante. Voici les thèmes que j’ai retenus :

La santé touche toutes les générations, la mobilisation concerne tout le monde.

Vous placez les jeunes et notamment les étudiants au premier rang des préoccupations. Vous dites qu’il faut que, pour eux,  le système fasse en sorte que la santé ne vienne pas après tout le reste. Pour cela, il faut la placer au cœur de l’éducation. Un matraquage publicitaire est-il un bon moyen d’y arriver ?

Le système de santé, trop complexe, génère aujourd’hui de la méfiance : il faut une transparence et une régulation.  Peut être est-il urgent de repenser le système avec les jeunes !

Il y a de nouvelles questions qui apparaissent :

Quelle confiance peut-on avoir dans les nouveaux médicaments, les nouvelles techniques médicales ?

Comment bien choisir son médecin, son chirurgien ?

Vous demander ce que fera la MGEN par rapport au médiator, quelle est sa position sur la réforme du médicament. Cela renforce l’idée que les mutuelles ne peuvent pas être que des payeurs aveugles.

Autre sujet de préoccupation : les dépassements d’honoraires, les médicaments non remboursés, le renoncement aux soins (17 % de la population est touchée).

Cette soirée nous incite à initier un vrai débat sur ce que nous devons considérer comme incontournable, ce qui doit être garanti à chacun ? Ce qui doit constituer le socle de l’offre, jusqu’où pourrons-nous accepter d’augmenter les cotisations ?

Le quatrième thème que je retiens est celui de la responsabilisation du patient.

Vous dénoncez l’absence de conscience des coûts par les patients, voire les médecins. Responsabiliser les assurés sociaux ce n’est pas les pénaliser financièrement quand ils sont déjà atteints par la maladie. Responsabiliser, c’est éduquer, c’est aussi donner à chacun les moyens de contribuer aux économies du système : ne pas acheter 3 boîtes de médicaments quand on n’est pas certain de les consommer par exemple. Vous voulez connaître le prix que l’on vous donne de vos médicaments, de vos hospitalisations ; que le tiers payant ne rime pas avec inconscience. Les mutualistes savent-ils que le prix d’une couronne équivaut à une année de cotisation ?

Que le dialogue avec des médecins soit possible (forum par exemple). En fait, si la mutuelle ne doit pas être un payeur aveuglé ; vous, vous ne voulez pas être des consommateurs aveugles !

Enfin,  vous nous incitez à prendre la parole pour dénoncer les transferts de charge sur les mutuelles, les réformes, c’est d’ailleurs ce que nous ferons dès les mois à venir en formulant, avec l’ensemble de la mutualité, et publiquement des propositions d’évolutions du système.

Merci à tous, le fait de vous écouter et de confronter les idées en direct est particulièrement motivant.

A la fois surpris, étonné mais enchanté qu’une mutuelle convie ses adhérents à un débat, en élargissant à d’autres personnes, je me suis rendu à l’invitation de la MGEN du 26 janvier. Le documentaire d’introduction, très intéressant pointait fort justement, plusieurs points cruciaux :

  • le fait que s’il y a bien des priorités à sauvegarder dans notre société, ce sont les deux piliers que forment l’éducation et la santé. Or l’un comme l’autre sont malmenés.
  • la responsabilité de chacun vis-à vis des consultations, de se rendre aux urgences en cas d’ultime et légitime besoin, de la prise modérée de médicaments………..
  • le facteur “jeunes” et leur relation à leur santé, l’aspect mutuelle relativement inconnu quand ils sortent du foyer où ils étaient généralement pris en charge par leurs parents,
  • les problèmes largement médiatisés du lobbying de la part des industriels du médicaments et des laboratoires pharmaceutiques,
  • ………………

Le débat a été effectivement fructueux témoin de l’inquiétude des usagers au regard de la santé.
 Si la “sécurité sociale” continue à diminuer les remboursements sur les médicaments en ayant parallèlement une politique d’augmentation de la participation des usagers sur les consultations, où cela risque-t-il de nous mener ? Jusqu’où peuvent aller les mutuelles dans la substitution qu’en attendrait les usagers de ce qui n’est plus pris en compte par les CPAM ? Les soins à deux vitesses, grandement évoqués également, ont toujours existé mais au lieu de résorber, le fossé s’élargit entre les riches et les pauvres ! Car entre augmentation du coût des mutuelles d’un coté et augmentation du coût des soins, de plus en plus de personnes ne se soigneront plus. D’où la dégradation générale d’un état de santé.

Merci à la MGEN de nous avoir convié à ce moment de réflexion très convivial !


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Ma Santé et Moi est une initiative du groupe logo MGEN