Articles pour le mot-clef ‘Responsabilité’

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Vous étiez un peu plus de 300 (302 pour être exact) réunis la 15 février dernier pour échanger à Nancy à l’espace Jean Jaurès. Lors de vos discussions, intéressantes et dynamiques, vous avez abordés les sujets suivants :

  • L’avenir du système de santé et la sauvegarde d’un système « à la française » basée sur la solidarité,
  • la responsabilisation de chacun et notamment celle des citoyens (patients) comme acteurs de leur propre santé,
  • l’opacité du système de santé : la difficulté, notamment pour les jeunes, de trouver les bonnes informations concernant le fonctionnement de la sécurité sociale et des mutuelles,
  • le rôle des mutuelles comme acteurs du débat public sur la santé, avec la question d’une plus grande union au sein des mutuelles,
  • l’absence de remboursement de certains médicaments (notamment pour les enfants) ou des médecines alternatives.

Comme d’habitude, vous pouvez poster ici vos réactions sur la rencontre, engager le débat sur l’un des thèmes de la rencontre dans les commentaires ou en postant votre propre tribune.

Et sinon, voici un court extrait du débat portant sur l’importance de la sauvegarde du système de santé actuel :

Teaser MGEN rencontres Nancy 2

L’ensemble des vidéos réalisées à cette occasion, et bien d’autres, sont accessibles dans notre galerie vidéo.

A très vite !

Bonjour à tous,

Plusieurs nouvelles tribunes ont été publiées ces deux dernières semaines, et je note qu’elles ne sont pas ou peu commentées, elles sont pourtant intéressantes !

N’hésitez donc pas à apporter votre contribution au débat en allant lire et vous exprimer sur :

Sinon, n’oubliez pas que de nouvelles rencontres sont régulièrement ajoutées dans la rubrique « Agenda ». Depuis mon dernier billet, pas moins de 22 nouvelles rencontres ont été ajoutées, je vous invite donc à regarder s’il n’y a pas une réunion proche des chez vous et à venir nous y rencontrer.

Au programme

La semaine prochaine neuf rencontres sont prévues :

  • A Troyes, le mardi 8 mars 2011
  • A Mont Saint-Aignan, le mardi 8 mars 2011
  • A Pigny (10 km au Nord de Bourges), le mardi 8 mars 2011
  • A Biarritz, le mercredi 9 mars 2011
  • A Beauvais, le mercredi 9 mars 2011
  • A Chartres, le 9 mars 2011
  • A Nice, le mercredi 9 mars 2011
  • A Paris, le jeudi 10 mars 2011
  • A Cergy-Pontoise, le vendredi 11 mars 2011

Pour retrouver toutes les informations et vous inscrire, rendez-vous sur la page « Agenda »

Je vous souhaite un bon week end à tous !

Thomas

Un des sujets fréquemment évoqué lors des rencontres « Ma santé et moi »  est celui de la responsabilisation des patients.

Avec la complexité du parcours de soins coordonné mis en place par l’assurance maladie, les assurés sociaux et les patients souhaitent connaître  le coût des actes médicaux, leur reste à charge et les modalités d’intervention de leur mutuelle. L’information est donc primordiale : information par les professionnels de santé sur les éventuels dépassements et leurs justifications, information par la mutuelle sur  les modalités de prise en charge, pour faciliter les bons choix.

Le patient  informé est plus autonome dans sa prise de décision.

Est-ce à dire que pour vous la mutuelle doit non seulement rembourser les soins mais aussi apporter des clés pour comprendre le système de soins ?  doit-elle continuer à favoriser un autre type de responsabilité qui ne soit ni comptable, ni culpabilisant ? mieux informer, favoriser la prévention et l’éducation thérapeutique, …

Partageons  nos témoignages et idées pour faire avancer ce débat qui nous concerne tous.

Dans quelle mesure la MGEN pourrait-elle organiser une information sur la loi Léonetti ? Cette loi date d’avril 2005. Cette loi accorde des droits au malade, sur la question délicate de la fin de vie (possibilité de rédiger des directives anticipées, d’exprimer son refus de l’acharnement thérapeutique, de demander le soulagement de la douleur par des sédatifs, au risque d’entraîner la mort…). Or elle demeure  peu connue, voire inconnue du grand public. Cette méconnaissance de la législation a même été reconnue par les pouvoirs publics lors du récent débat sur la proposition de loi relative à « l’aide active à mourir », qui a eu lieu au Sénat le 25 janvier 2011. Plus curieux encore, l’attitude du personnel soignant qui ignore ou feint d’ignorer le texte.  Hospitalisée l’an dernier à Reims, j’ai interrogé médecins, infirmières, personnel administratif, personnel d’accueil, je n’ai pu obtenir la moindre information.

Pourquoi ce silence ? La loi Leonetti précédée de celle du 4 mars 2002, modifie la relation malade/médecin. Elle rend le malade, en quelque sorte partenaire, bousculant évidemment le rapport traditionnel malade/médecin. Ce changement valable dès le début de sa prise en charge, devient essentiel  pour la période de fin de vie, quand tout traitement s’avère inefficace. Le malade doit pouvoir rester acteur principal de sa propre existence jusqu’à son terme.

Certes la situation évolue dans le bon sens, mais la personne le plus souvent, se sent   dépossédée du droit ultime de disposer d’elle-même.  Tout au long de son existence, elle a pris les décisions qui organisent sa vie. Pourquoi serait-elle  privée de ce droit en fin de vie ? Pourquoi sa vie serait-elle alors entre les mains de l’équipe médicale ? Le rôle des médecins est de soigner. Mais il s’agit là de la période où justement ils ne peuvent plus soigner. Les traitements à leur disposition s’avèrent inefficaces. Les médecins ont beaucoup de mal à accepter cet échec, on le comprend. La prise de décision devrait être partagée équipe médicale/patient et/ou famille.
La question de la prise en compte de la volonté du patient se pose également  dans le débat actuel sur la dépendance réduit au débat sur « le financement » de la dépendance. On saute à mon avis une première étape essentielle : une réflexion sur l’apparition d’un nouvel âge de la vie, qualifié de «  dépendance », cet affreux mot à la tonalité péjorative. A qui doit-on cette nouvelle période de vie plus ou moins longue, plus ou moins douloureuse ?  Phénomène naturel auquel toute personne âgée doit se soumettre sans discussion ? ou Conséquence des progrès de la médecine – donc des hommes –  qui butent à un certain moment sur l’échec thérapeutique ?  Dans cette ultime étape où la médecine s’avère impuissante, ultime étape parfois dégradante, souvent douloureuse pour le patient et pour ses proches, pourquoi  n’aurait-il pas le choix de l’accepter ou de la  refuser ?

Par ailleurs  Il est dit clairement que la dépendance ne pourra être prise en charge par le financement public. Qu’il faudra s’appuyer sur un système d’assurances. On parle même d’un « gage sur l’héritage ». Si le financement repose en partie sur une responsabilité individuelle , toute  personne doit avoir la liberté de choisir : prolonger sa vie en bénéficiant de soins palliatifs, sortir de la vie quand elle est devenue inhumaine, pour elle et pour ses proches.

A la fois surpris, étonné mais enchanté qu’une mutuelle convie ses adhérents à un débat, en élargissant à d’autres personnes, je me suis rendu à l’invitation de la MGEN du 26 janvier. Le documentaire d’introduction, très intéressant pointait fort justement, plusieurs points cruciaux :

  • le fait que s’il y a bien des priorités à sauvegarder dans notre société, ce sont les deux piliers que forment l’éducation et la santé. Or l’un comme l’autre sont malmenés.
  • la responsabilité de chacun vis-à vis des consultations, de se rendre aux urgences en cas d’ultime et légitime besoin, de la prise modérée de médicaments………..
  • le facteur “jeunes” et leur relation à leur santé, l’aspect mutuelle relativement inconnu quand ils sortent du foyer où ils étaient généralement pris en charge par leurs parents,
  • les problèmes largement médiatisés du lobbying de la part des industriels du médicaments et des laboratoires pharmaceutiques,
  • ………………

Le débat a été effectivement fructueux témoin de l’inquiétude des usagers au regard de la santé.
 Si la “sécurité sociale” continue à diminuer les remboursements sur les médicaments en ayant parallèlement une politique d’augmentation de la participation des usagers sur les consultations, où cela risque-t-il de nous mener ? Jusqu’où peuvent aller les mutuelles dans la substitution qu’en attendrait les usagers de ce qui n’est plus pris en compte par les CPAM ? Les soins à deux vitesses, grandement évoqués également, ont toujours existé mais au lieu de résorber, le fossé s’élargit entre les riches et les pauvres ! Car entre augmentation du coût des mutuelles d’un coté et augmentation du coût des soins, de plus en plus de personnes ne se soigneront plus. D’où la dégradation générale d’un état de santé.

Merci à la MGEN de nous avoir convié à ce moment de réflexion très convivial !


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Ma Santé et Moi est une initiative du groupe logo MGEN